mercredi 25 mai 2011

Le secret de Crickley Hall, de James Herbert

Le secret de Crickley Hall

James Herbert

762 pages

Editions Milady












4ème de couverture :

Crickley Hall : une vieille demeure comme on n’en trouve que dans les régions reculées de l’Angleterre.
Lorsque Gabe et Eve Caleigh s’y installent avec leurs deux filles, ils espèrent tourner la page sur le terrible malheur qui a frappé leur famille.
Mais quelque chose ne va pas dans cette maison.
On raconte qu’elle est hantée. Les enfants sont les témoins d’étranges apparitions. Des bruits inexplicables les arrachent au sommeil. Et chaque matin la porte de la cave est entrouverte alors qu’on l’avait fermée la veille.
Cet endroit est le dernier que les Caleigh auraient dû choisir. L'horreur qui les y attend dépasse tout ce qu’ils pouvaient imaginer.
Oserez-vous affronter le terrifiant secret de Crickley Hall ?


Les petits plus autour du livre

Mon avis :

Dès la première fois où j’ai lu le synopsis de ce livre, et après avoir parcouru un avis dithyrambique à son sujet, je n’avais qu’une envie c’était le lire à mon tour. Quand un partenariat a été proposé sur Livraddict à l’occasion de sa sortie en poche chez Milady, j’ai évidemment postulé et j’ai eu la très grande chance d’être sélectionnée.

Je remercie donc chaleureusement Milady et Livraddict pour m’avoir permis de faire cette découverte.

Malheureusement, ma lecture n’a pas été aussi enthousiaste que je l’aurais cru, et j’en ressors somme toute assez déçue.

Mais commençons par un (très bref) résumé de l’histoire. Eve et Gabe ont vécu un drame. Leur fils de 5 ans, Cameron, a disparu alors qu’il jouait dans un parc, lors du très court moment de perte de vigilance de sa maman. Un an a passé, et Eve ne se remet pas de cette disparition. Accompagnés de leurs filles Cally et Loren, ils déménagent de Londres pour passer quelques mois à Hollow Bay, afin de se rapprocher du lieu de la mission professionnelle de Gabe. Ils emménagent alors à Crickley Hall, austère manoir. Dès leur arrivée, d’étranges phénomènes laissent à penser que Crickley Hall cache un profond et terrible secret.

L’idée de la maison hantée, bien que très classique, est ici assez bien utilisée. L’angoisse est parfois pesante et bien présente, mais trop peu souvent pour un ouvrage sur ce thème, à mon sens en tout cas.

Les descriptions, définitivement trop nombreuses, créent des longueurs récurrentes qui développent rapidement l’ennui du lecteur. Je dois avouer que j’ai sauté de nombreux paragraphes, tout au long de ma lecture. Style très (voire trop) descriptif : est-il utile de rester deux pages sur la description des étalages d’une épicerie ? Une pleine page sur le portrait de bracelets en tissus portés par un personnage ? De nombreux paragraphes sur les articles à la vente dans un magasin d’artisanat ? Ce sont ces fréquentes incursions dans le détail environnementales qui m’ont lassée, ennuyée.

Évidemment, cela a aussi du bon. Le sens poussé du détail de l’auteur permet d’offrir un panorama édifiant des réalités des paysages, du décor de la maison et du village, mais également des personnages, et de se sentir ainsi dans ce livre comme dans un film, avec des scènes très visuelles.
Toutefois, l’auteur aurait sans aucun doute pu retirer 200 pages à son pavé, sans que cela ne lui porte préjudice.

Le suspense, quand a lui, est bel et bien présent dans la première moitié du livre, avec des moments d’angoisse qui font trembler le soir sous la couette ! Mais la partie finale censée, comme dans tout bon roman thriller/terreur, être à son apothéose, ne joue pas son rôle. Les événements tant attendus sont sans grande surprise et surtout sans vrai moment d’angoisse ni frissons.
La partie terreur est quasiment laissée à l’abandon après la première moitié du livre, pour laisser la place à une ambiance plus proche du thriller, sans pour autant en maitriser les clés.

Le « secret » n’offre aucun rebondissement, dès le début, l’essentiel de l’histoire de la maison est accessible au lecteur, qui n’en apprend alors que les menus détails lors des 100 dernières pages, sans pour autant être subjugué par les découvertes.
Trop d’éléments permettent au lecteur de ne pas s’inquiéter de trop, on sait d’avance quels événements permettront aux héros de s’en sortir.

Par ailleurs, je n’ai ressenti aucune attache particulière aux personnages, tous m’ont laissé indifférente.

Une chronique bien négative, j’en ai conscience, pourtant j’ai, malgré ses défauts, assez apprécié ce roman. Les moments d’intense description m’ont ennuyée et j’ai sauté des paragraphes, mais le reste m’a plutôt intéressée. Je pense que c’est un livre pour lequel il est important de se faire sa propre opinion !


Mon bilan :

Malgré l’angoisse très bien retranscrite les premiers temps, ce livre s’essouffle et perd en profondeur. Un agréable thriller malgré ses trop nombreuses descriptions, mais je ne relirais sans doute pas l’auteur.


6 commentaires:

akasha a dit…

Effectivement, on se rejoint (comme on en avait déjà parlé) sur les trop nombreuses descriptions inutiles...
En revanche, bien qu'attendu, j'ai pris un énorme plaisir à lire la fin et à en voir le cheminement.

Mais ce qui m'a vraiment plu sont les émotions très bien retranscrites, certainement du au fait que je me suis retrouvée dans le personnage de Eve ;))

Bises

Anne Sophie a dit…

je passe !!!

Ardanuël a dit…

Mince !
Moi qui avait terriblement envie de le lire !
Je suis bien refroidi là :s

belledenuit a dit…

Je suis dans le même cas qu'Ardanuel. J'avais très envie de le lire et après ton avis, je suis un peu plus réticente.

laeti a dit…

Vu qu'il fait plus de 700 pages et que tu n'as pas été très enthousiaste, je passe mon chemin pour ce livre! Dommage! Le résumé éditeur est alléchant!

Anonyme a dit…

Je suis actuellement en pleine lecture de ce roman. Je ne constate aucune longueur. Je vois bien le passage dont vous faîtes allusion à propos de la boutique d'artisanat. Je suis bien content que James Herbert décrive la boutique car " artisanat " ça m'évoque des paniers faits avec de la paille et basta. Là, la boutique est absolument unique. On a envie d'accompagner Eve et de regarder les statuettes, les bijoux et les tableaux. L'épicerie est détaillée parce que les Caleigh en bons citadins s'en émerveillent. Hollow Bay n'est donc pas un trou perdu, incroyable ! J'ai bien aimé ce passage. Quant au fait que l'on parle des bracelets que porte un personnage... vous oubliez de mentionner que ces bracelets dissimulent un secret. Voilà pourquoi James Herbert attire notre attention sur ce point. Bien que je ne sois pas arrivé au terme de ma lecture je peux dire que je me régale et ne regrette pas mon achat.