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vendredi 2 septembre 2011

Thomas Drimm, tome 1 : La fin du monde tombe un jeudi, de Didier van Cauwelaert

Thomas Drimm
Tome 1 : La fin du monde tombe un jeudi

Didier van Cauwelaert

Editions Albin Michel

392 pages











4ème de couverture :

"J'ai 13 ans moins le quart et je suis le seul à pouvoir sauver le monde. Si je veux."
Dans une société sous contrôle total où le jeu règne en maître, un ado se retrouve détenteur d'un secret terrifiant, qui déchaîne contre lui les forces du Mal... et celles du Bien.
Tiraillé entre la femme de ses rêves et un vieux savant parano réincarné dans un ours en peluche, Thomas va découvrir, de pièges en rebondissements, l'exaltant et périlleux destin d'un super-héros à mi-temps.
Course contre la montre et voyage initiatique, cette aventure de Thomas Drimm, au suspense haletant et à l'humour féroce, à tout pour passionner les lecteurs de douze à cent douze ans.

Mon avis :

Et me voilà avec une petite déception, pour ce livre que j’avais envie de lire depuis bien longtemps.

L’idée est bonne, intéressante et plutôt bien ficelée, mais le développement laisse à désirer et recèle une certaine complexité mal exploitée.

Comme à mon habitude, je ne vous dévoilerais rien de l’intrigue, car (pour une fois) le résumé annonce tout juste ce qu’il faut savoir. Le reste relève de la découverte de lecture.

Sachez toutefois que Thomas, pas encore 13 ans, va affronter moult péripéties. Bien plus que son jeune âge ne lui permet de supporter. Et c’est bien à ce niveau, je crois, que j’ai décroché. Tout de suite, quelques explications !

Comme je viens de le dire, Thomas a 12 ans. Même pas encore un ado (il répète souvent dans le livre qu’il est un « pré-ado »). Il pense comme un jeune garçon de 12 ans, parle et agit comme tel. Jusque là, nous ne pouvons que complimenter l’auteur qui n’a pas cédé à la facilité de donner à son héros plus de maturité qu’il n’est censé en avoir. Thomas a 12 ans et n’en parait pas plus.

Oui mais voilà… moi j’en ai 30, et avec Thomas, je me suis ennuyée. Car, pour arranger le tout, Thomas n’est pas ce qu’on peut appeler futé. Dégourdi oui, bien accompagné également, mais intelligent, pas vraiment.

Ajoutons à cela que la narration est à la première personne et se déroule au présent. Et vous avez là toutes les clés pour comprendre mon défaut d’investissement dans ce roman qui, par ailleurs, ne manque pas d’inventivité. 

Du positif, somme toute : un monde proche de la dystopie, où les lois sont strictes et étonnantes (divorce interdit pour les couples ayant des enfants ; obligation de jouer au Casino un minimum d'heures par semaine...), où la dépression et le surpoids sont sévèrement punis, et où chaque individu est contrôlé par une puce électronique dans le cerveau.  Un monde fascinant, cohérent et complexe que j'ai eu plaisir à découvrir !

Malgré cela c'est un coup manqué pour moi. Je mentirais en disant que je n’ai pas pris de plaisir, car l’auteur a de nombreux romans à son actif et sait balader le lecteur et lui ouvrir les portes de l’imaginaire.

Toutefois, je pense que ce livre satisfera plus aisément les plus jeunes, pouvant s’identifier à Thomas


Mon bilan :

Une petite déception, l’ennui m’attendait au coin des pages et je ne poursuivrais pas avec la suite des aventures de Thomas Drimm. 


Petit bonus
Visitez le site de la saga

Nouvelle couverture : 

jeudi 1 septembre 2011

Les enchantements d'Ambremer, tome 1, de Pierre Pevel

Les enchantements d'Ambremer
Tome 1

Pierre Pevel

Editions Le Livre de Poche

351 pages











4ème de couverture :

Paris, 1909. La tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes se baignent dans la Seine, des farfadets se promènent dans le bois de Vincennes... et une ligne de métro relie la ville à l'OutreMonde, le pays des fées, et à sa capitale Ambremer. Louis Denizart Hippolyte Griffont est mage du Cercle Cyan, un club de gentlemen-magiciens. Chargé d'enquêter sur un trafic d'objets enchantés, il se retrouve impliqué dans une série de meurtres. L'affaire est épineuse et Griffont doit affronter bien des dangers : un puissant sorcier, d'immortelles gargouilles et, par-dessus tout, l'association forcée avec Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien...


Mon avis :

Ce livre trainait dans ma PAL depuis plusieurs mois déjà. Il avait atterri là grâce à ma copine Anne-Sophie qui me l’avait offert car il figurait dans ma wish-list. Merci beaucoup d’ailleurs !

Je l’ai sorti de ma PAL car j’ai eu la chance de me procurer le tome 2 : L’élixir d’oubli. Cette acquisition a ravivé mon désir de me lancer dans cette mini série.

Je ne regrette absolument pas cette lecture, qui s’est révélée être un vrai moment de plaisir.

Je ne vous dirai rien de plus sur l’histoire car le résumé est très bien fait, il en dit suffisamment sans trop en révéler.

Pierre Pevel nous entraine dans un univers original où les parisiens partagent leur territoire avec les créatures de l’OutreMonde. On découvre aussi Ambremer, cité merveilleuse peuplée d’être féériques.

L’intrigue est excellemment menée. Complexe mais très explicite, on ne s’y perd à aucun moment. L’auteur sait amener son lecteur où bon lui semble, avec légèreté et détermination. Pierre Pevel ne manque d’ailleurs pas d’interpeller directement le lecteur à plusieurs moments du récit, créant ainsi un lien particulier, une sorte de complicité subtile et très agréable.

L’humour ne manque pas dans ce roman, qu’il s’agisse du style utilisé ou bien des interactions des personnages.


Mon bilan :

Un récit rafraichissant, une balade enchantée dans un univers hors du commun, servie par une écriture sans défaut qui se savoure délicatement.

mercredi 31 août 2011

Un blog trop mortel, de Madeleine Roux

Un blog trop mortel

Madeleine Roux

Editions Fleuve Noir, collection Territoires

420 pages












4ème de couverture :

Je m'appelle Allison Hewitt.
Ceci est mon blog et peut-être le tout dernier témoignage. Les Infectés nous ont encerclés, ils sont de plus en plus nombreux. Quelques survivants m'accompagnent. Nous voulons rejoindre Liberty Village, un havre de paix pour les derniers hommes. S'il existe vraiment. Si vous lisez ce blog, où que vous soyez, répondez...
Aidez-nous !


Ce qui se murmure autour du livre :

  • Le blog sur lequel l'auteur a initialement créé son histoire

Mon avis :

Mon tout premier survival horror littéraire ! C’est la première fois, en effet, que je me lance dans une aventure « zombie ». Pourquoi pas avant ? Simplement parce que je pensais ne pas aimer. Le survival horror, pour moi, c’est une littérature surtout masculine, dans la veine de la trilogie Zombie Story, ou bien du triptyque de Max brooks (World War Z…). En gros : ce que lis mon mari !

Mais est arrivé sur ma planète littéraire ce petit bouquin sans prétention, issu d’une aventure blogosphérique. Eh oui ! A l’origine, l’auteur a rédigé son histoire sur un blog, entretenu par de nombreux visiteurs. Son histoire a progressé, un éditeur l’a remarqué, et c’était parti : un livre est né ! Pour la petite anecdote, les commentaires insérés dans le livre sont pour la plupart de vrais commentaires laissés par des visiteurs du blog de l’auteur.

Car je ne vous ai pas dit, mais le livre est conçu comme un blog, celui d’Allison Hewitt qui, au fil des jours, diffuse ses états d’âmes, ses aventures, ses appels à l’aide, au cœur d’un monde envahi par les « infectés ». Accompagnée d’un petit groupe de survivants, Allison tente d’abord de survivre, mais aussi de trouver une issue, une solution, un salut.

Alors me voilà, plongée dans cet ouvrage hors de mon champ habituel, mais finalement pas si différent. Et le verdict ? Un coup de cœur !

Très vite, je me suis prise au jeu, j’étais complètement dans l’histoire que j’ai trouvé très réaliste, très pragmatique. Le traitement est très intéressant, plein de logique et de rebondissements, j’ai adoré.

Quelques scènes un peu trash ponctuent l’ensemble avec brio, apportant ainsi de l’ampleur et de la crédibilité au roman.

Je m’attendais au départ à un roman jeunesse, à cause de la collection Territoires, qui est le label « Young Adult » de Fleuve Noir, mais aussi et surtout à cause de la couverture où apparaît une jeune fille. Or nous avons là une héroïne adulte (bien que jeune) et des personnages secondaires presque tous adultes également, ce qui confère à l’histoire beaucoup de maturité.

Allison, notre héroïne justement, est très attachante. Futée et débrouillarde, c’est un leader naturel qui ne se sépare pas de son arme de prédilection, une hache. Elle n’en oublie pas moins ses sentiments et nous permet ainsi de découvrir une charmante et pour le moins décalée histoire d’amour.


Mon bilan :

Une délicieuse découverte avec ce roman, un vrai coup de cœur. A conseiller à ceux qui souhaitent s’essayer aux histoires de zombies, ou simplement à tous ceux qui veulent lire un très bon livre !

vendredi 29 juillet 2011

Les ailes d'Alexanne, tome 1 : 4h44, d'Anne Robillard

Les ailes d'Alexanne
Tome 1 : 4h44

Anne Robillard

Editions Michel Lafon

363 pages










4ème de couverture :

A la mort de ses parents, Alexanne Kalinovsky est confiée à sa tante Tatiana dont elle ignorait jusqu'à présent l'existence. Rapidement, la jeune fille constate que cette dame n'est pas une personne ordinaire. Elle vit seule dans un immense manoir aux multiples chambres parfumées à l'encens...

Alors qu'elle a du mal à s'habituer à ce nouvel environnement, Alexanne découvre peu à peu l'histoire de ses origines et ses dons particuliers, levant le voile sur l'héritage étrange dont sa famille l'avait tenue éloignée. Mais des événements imprévus viennent compromettre sa quête spirituelle. Car les bonnes fées ne sont pas toujours celles qu'on croit...


Mon avis :

J’ai le plaisir d’avoir partagé cette lecture avec Akasha, dont vous pourrez trouver l’avis, très différent du mien, sur son blog (cliquez sur le logo en fin de billet pour accéder à son avis).

Cette nouvelle série d’Anne Robillard a fait couler beaucoup d’encre sur la blogosphère française. Principalement des avis positifs, voire très positifs. J’avais déjà fait un tout petit pas dans l’univers d’Anne Robillard en m’essayant au premier tome des Chevaliers d’Emeraude, mais ce fut un échec : j’ai abandonné ma lecture. Je partais donc dans cette nouvelle série avec la crainte de ne pas plus apprécier, cette fois, la plume de l’auteur.

Et c’est malheureusement ce qu’il s’est plus ou moins passé, bien que dans le cas présent, j’ai pu aller au bout de ma lecture sans difficulté et avec même un certain plaisir.

Globalement, j'ai trouvé ce roman beaucoup trop gentillet. Féérique certes, mais trop sucré, trop léger et sans profondeur. L'histoire est trop douce, j'avais plutôt l'impression d'un livre pour enfant, d'un conte pour petites filles, étudié pour ne pas les traumatiser.

J’ai malheureusement trouvé de très nombreuses scènes vraiment risibles, à la limite du ridicule, de la mascarade. Ce qui, bien évidemment, n’est absolument pas le but du récit. Il est vrai que nous sommes dans un ouvrage destiné de manière évidente à la jeunesse, pour autant, je pense que le manque de maturité du récit est préjudiciable.

Tout est plat, sans envergure, sans émotions. Le style est très tendre, doucereux. L’ensemble déverse vraiment trop de glucose.

L’écriture n’est pas de grande qualité, même si elle se lit facilement. C’est fluide et linéaire, mais sans saveur. Les tournures sont souvent assez lourdes. Les actions tombent régulièrement comme un cheveu sur la soupe, sans réalisme. Si une question se pose, une réponse est immédiatement apportée. Un problème ? Solution immédiate. Aucun suspense, aucune folie.

Du point de vue du style, trop peu d’émotions sont décrites, on ne perçoit jamais les ressentis des protagonistes, la narration se concentre sur les faits, les actions et les dialogues. Ce qui donne un côté très impersonnel au récit. Et de manière logique, on s’attache difficilement aux personnages, voire pas du tout.

L’élément le plus marquant concernant le style du récit, c’est la sensation permanente d’être dans un monde où « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Dans ce livre, les gens guérissent de maladies graves, les ados ne se rebellent pas et sont obéissants, les gens s’aiment inconditionnellement et tout est beau et merveilleux. On se croirait vraiment au pays des Bisounours, et encore, il y a un méchant chez les Bisounours…

A chaque paragraphe son moment mièvre. C’est tendre et très frais, certes, une lecture sans aucune prise de tête, mais c’est dégoulinant de bonté et de spiritualité. Ça en devient rapidement écœurant.

J’en viens à un élément inhérent à l’intrigue qui m’a pas mal dérangé : l’aspect religieux très exploité, à la limite du prosélytisme. On se croirait dans une sorte de quête spirituelle permanente des personnages, qui cherchent leur place en ce monde et n’ont de cesse d’attendre un soutien divin. On aime ou on n’aime pas, moi ça m’a déplu.

Cependant, pour apporter un peu de positif à ma chronique, j’ai trouvé vraiment intéressant le traitement de la mythologie des fées, des anges et des vies antérieures. Un univers qui propose de nombreuses possibilités, assez bien exploitées par l’auteur.

Du point de vue des personnages, aucun attachement. Les émotions n’étant pas au rendez-vous, il est difficile de créer un lien, une connexion avec leur ressenti. Malgré cela, j’ai une petite préférence pour Tatiana, la tante d’Alexanne : mystérieuse, puissante, mais humble, étonnante et pleine de surprise.

Pour le prochain tome, je me questionne vraiment... J'ai lu avec beaucoup de facilité ce premier tome. Très vite, et avec tout de même un peu de plaisir. Mais trop souvent j'ai souri, voire ri, du ridicule ou du non réalisme des situations. Je ne suis pas convaincue du tout par cette saga. Une chose est sûre, je ne ferais rien pour me procurer le deuxième tome. Cependant, si le sort me le met dans les mains, je pense que je prendrais du plaisir, au moins un peu, à le lire.


Mon bilan :

Un récit simpliste, édulcoré et light. La fraicheur est là, et le plaisir de lecture existe. Cependant, le manque de profondeur n’en fait pas une saga à suivre pour moi. 


Lecture commune avec Akasha, cliquez sur l'image pour lire son avis
 

Cette lecture me permet de compléter un challenge
 
4/5

lundi 25 juillet 2011

Coeur de Jade, Lame du Dragon, tome 1 : Le secret des masques, de Kristoff Valla

Coeur de Jade, Lame du Dragon
Tome 1 : Le secret des masques

Kristoff Valla

Editions Matagot / Nouvel Angle

300 pages (plus annexes)











4ème de couverture :

Il y a plus de 2.200 ans, en Chine...
Pour venger sa famille, Su Yi, une jeune villageoise, lie un pacte avec le dragon Dao Long. Elle devient Coeur de Jade, justicière implacable.
Des années plus tard, face à une menace ancestrale à laquelle elle semble liée, la guerrière sort de sa solitude et renoue avec d’anciens compagnons.
Contre la secte des Masques, elle joue son destin, et son âme...

Ce qui se murmure autour du livre :

  • Le site Internet du livre 
  • Trilogie dont les 3 tomes sont d’ores et déjà disponibles 
  • Roman inspiré d’un jeu de rôle : « Qin, les Royaumes Combattants »

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie les éditions Matagot / Nouvel Angle pour leur confiance. C’est grâce à Mathilde, l’attachée de presse, que j’ai pu découvrir ce roman.

La blogosphère fourmille d’avis, le plus souvent positifs, sur ce début de trilogie. Alors, mon opinion suit-elle la tendance enthousiaste ? Pour tout dire, pas vraiment

Je reconnais très volontiers l’originalité, le travail, la recherche, l’intérêt historique, et l’intrigue fantastique bien menée. Cependant, je n’ai pas réussi à accroché à l’aventure, aux personnages et à la période.

Je ne suis pas adepte de romans historiques, et la culture chinoise ne m’attire pas particulièrement. La combinaison de ces deux éléments dans un roman d’aventure n’a pas réussi à me faire revoir mon jugement. Je dois avouer avoir même eu des difficultés à en voir le bout.

Cœur de Jade, Lame du Dragon est avant tout un récit d’aventures. Autour d’un cadre historique précis dans la Chine Antique, l’intrigue comporte une importante part de fantastique.

Dans une période troublée, de grands héros vont vivre une épopée à travers toute la Chine afin de déjouer les plans de créatures démoniaques. Honneur et courage, amitié, loyauté et amour, les personnages vont beaucoup apprendre et évoluer au fil du récit. Sous forme de quête épique, les héros partent tous pour un périple empli de découvertes, de combats et de questionnements sur les légendes.

L’auteur connaît manifestement très bien son sujet et l’on ressent parfaitement sa passion pour cet univers, les légendes, les héros guerriers. Le style et maîtrisé, mais bien trop descriptif à mon goût. On ne passe pas à côté des émotions des personnages, mais le manque de dialogue rend la lecture un peu ardue et laborieuse.

Les personnages sont très marqués, très élaborés, mais il est souvent difficile de s’y retrouver parmi tous ces noms très particuliers et si différents de nos habitudes occidentales (Cœur de Jade, Trois Vérités, Lune de Sang, Mae Xi, Chiyou, Dao Long…). Malgré l’aide de l’index en fin d’ouvrage, j’ai eu des difficultés à toujours bien situer qui est qui, ainsi que les lieux, mais aussi les moments (les heures sont calculées selon un système très particulier). Pour faire court, il est impossible de suivre la lecture sans se référer sans cesse aux annexes, ce qui est encombrant, peu pratique et assez désagréable.

Un mot sur la couverture : magnifique avec ses dorures et ses couleurs chaudes et attractives. Un gros travail d’illustration, merveilleusement réalisé qui donne tout à fait le ton du livre.

A signaler aussi, à la fin du livre, un superbe carnet d’illustrations ainsi que des annexes sur l’histoire, la culture et les légendes de la Chine antique. Le tout accompagné d’un lexique des termes spécifiques et d’une liste des personnages. Un gros regret : la carte, glissée au milieu des pages d'annexes (donc difficile à trouver) et vraiment très peu précise (on peut difficilement faire plus simple : uniquement frontières et emplacement des capitales). Impossible avec cette carte de se situer au fur et à mesure des aventures de Cœur de Jade.

Vous l’aurez compris, c’est une déception pour moi, et je ne poursuivrai pas la lecture de cette trilogie.


Mon bilan :

Vraie déception pour ce roman, pour autant, je reconnais l’excellente qualité du travail de l’auteur. Ce n’est simplement pas le genre de récit qui me convient.

dimanche 24 juillet 2011

Night World, tome 1 : Le secret du vampire, de L.J. Smith

Night World
Tome 1 : Le secret du vampire

L.J. Smith

Editions Michel Lafon

282 pages











4ème de couverture :

Le Night World ne se limite pas à un endroit précis. Il nous entoure. Ses lois sont très claires : sous aucun prétexte son existence ne doit être révélée à qui que ce soit d'extérieur. Et ses membres ne doivent pas tomber amoureux d'un individu de la race humaine. Sous peine de conséquences terrifiantes. Découvrez ce qui arrive à ceux qui enfreignent les règles...

(résumé volontairement tronqué pour ne pas trop en révéler)


Ce qui se murmure autour du livre :

  • 6 tomes sont parus en français, 9 aux USA
  • Le 10ème tome, dont la parution a été repoussée pendant de nombreuses années, sortira en 2012 aux USA


Mon avis :

J’ai choisi cette lecture pour passer un bon moment de détente entre deux livres plus conséquents. Ce roman remplit parfaitement son rôle, sans pour autant faire du zèle.

Fidèle à elle-même, L.J. Smith nous sert un récit simple (simpliste ?), léger, un peu fade, mais agréable à lire. Beaucoup de dialogues, peu de descriptions, un rythme rapide et soutenu.

Nous découvrons Poppy, notre héroïne, confrontée à un grave problème de santé. Cette dramatique situation sera l’occasion pour elle d’enfin apprendre à mieux connaître son meilleur ami James, pour qui elle a des sentiments plus forts que ceux de la simple amitié. Mais James cache un mystérieux et dangereux secret. Poppy saura-t-elle l’accepter ?

Un élément fort appréciable de la narration est l’alternance de point de vue entre les différents personnages, ce qui nous permet de ne pas tourner autour du pot avant de comprendre la nature de James. On l’apprend ainsi dans les 50 premières pages. Ce qui change des romans de ce genre où, habituellement, l’héroïne met un temps fou à découvrir puis à accepter la créature non humaine qu’est l’homme qu’elle aime.

Ici, point de doutes ni de fausses pistes, les éléments importants nous sont révélés au fur et à mesure et c’est en toute connaissance de cause que le lecteur avance dans l’intrigue.

L’action est assez présente, avec de nombreux rebondissements qui amènent le lecteur au bout de l’histoire sans temps morts. Les pages se tournent d’elles-mêmes.

Les personnages sont simples et sans grand relief, mais restent tout de même attachants. Comme souvent, c’est Ash, le cousin détestable, qui a le plus de profondeur et d’intérêt. C’est clairement un personnage que j’aurais beaucoup de plaisir à retrouver dans les prochains tomes et à voir approfondir.

Le gros intérêt de ce début de série, c’est la découverte du Night World, avec ses règles, ses lois et ses nombreuses créatures. Ce monde ouvre de riches possibilités et beaucoup de potentialités pour les tomes suivants, que j’ai très envie de lire.

Dans l’ensemble, les idées sont bien trouvées mais rien n’est approfondi, chaque moment fort est survolé. Tout s’enchaine très vite, voire trop vite. On a la sensation de seulement toucher du doigt une infinité de possibilités, d’à peine avoir le temps de poser un pied dans ce monde qu’est le Night World, pour s’en voir aussitôt fermer la porte sans plus de détails. Frustration, donc !

Ce roman se lit vraiment très vite, il est juste dommage qu’il n’y ait pas plus de profondeur. Pourtant, il y a de la matière, beaucoup de bonnes idées qui mériteraient d’être développées. Espérons que les tomes suivants sauront approfondir les nombreuses potentialités de cette série ainsi que sa mythologie.


Mon bilan :

Une « lecture 0% », sans prise de tête, light et légère. Pas de grande qualité, mais c'est toujours parfait pour un moment de détente.


Cette lecture me permet de compléter un challenge :

 8 livres lus

dimanche 10 juillet 2011

Hantise, de Michele Jaffe

Hantise

Michele Jaffe

Editions Black Moon (Hachette Jeunesse)

402 pages












4ème de couverture :

L’image est austère et pourtant étrangement belle. Au premier plan, à droite, un buisson. Au milieu, une fille. Elle a un joli visage, à demi caché par des cheveux noirs. Son corps est couvert d’entailles, une rivière de sang dégouline de sa tête. Ses lèvres sont entrouvertes, mais elle est incapable de parler. Ses yeux sont grands ouverts, mais ils ne voient rien.
L’image ressemble à n’importe laquelle des photos que j’ai prises, à un détail près. Je suis sur la photo. La fille, c’est moi.


Ce qui se murmure autour du livre :

  • Il y a une coquille sur la couverture ! Le prénom de l’auteur s’écrit avec un seul L : Michele.
  • Peut-être une suite prévue ? Pas d’infos là-dessus !

Mon avis :

Tout d’abord je tiens à remercier Lenelaï, qui fait voyager ce livre et grâce à qui j’ai eu la chance de pouvoir le découvrir. Si vous êtes intéressé pour recevoir ce livre, cliquez sur son pseudo, j’ai mis le lien direct vers le billet du voyage !

Alors pour faire court : j’ai adoré !! Un vrai coup de cœur pour ce roman.

J’en attendais beaucoup, j’étais réellement impatiente de le découvrir, ce qui crée parfois des déceptions quand l’ouvrage n’est pas à la hauteur des attentes. Point de déception ici, c’est encore mieux que ce à quoi je m’attendais !

La couverture est sobre et simple. La mise en page intérieure est agréable avec des têtes de chapitres illustrées par une rose ou une branche de rosier.

Il s’agit d’un excellent thriller jeunesse au suspense haletant. Un thriller comme je les aime, où l’intrigue et l’enquête sont menées par la personne concernée. Je n’aime pas les romans plus « policiers » où l’on suit l’enquête de la police, et où au final les flics deviennent les protagonistes principaux.

Ici on est clairement dans un vrai thriller, sans réelle enquête policière. Et c’est comme ça que je les aime ! C’est l’héroïne qui mène la danse, c’est elle qui fouille dans ses souvenirs pour créer des liens avec ce qui lui est arrivé et ce qui lui arrive encore.

Jane, jeune fille populaire, a été renversée par une voiture le soir d’une fête. Ses souvenirs récents lui échappent, elle ne parvient pas à recoller les morceaux du puzzle de la soirée. Coulée sur un lit d’hôpital, elle va peu à peu réaliser qu’elle n’a pas été renversée par accident, mais qu’il y a quelqu’un de son entourage proche qui en veut à sa vie. Au fil des jours, elle récupère des bribes de souvenir et essaye par tous les moyens de découvrir qui veut la tuer. Sa vie de rêve (popularité, amis géniaux, argent…) se révèlera moins parfaite qu’elle en a l’air.

Dans ce roman tout est important, chaque détail compte et rien n’est laissé au hasard. J’ai tenté tant bien que mal de résoudre l’énigme, mais l’auteur mène son intrigue d’une main de maître et je me suis fait mener en bateau du début à la fin. J’ai soupçonné quasiment tout le monde à un moment où à un autre, sauf le coupable ! J’avais bien un début de piste qui s’est révélé en partie exact, mais j’étais en réalité à 1000 lieux de la vérité !

J’ai réellement été soufflée par le suspense dans lequel l’auteur nous emmitoufle. Pas une seconde de répit, des événements qui se succèdent du début à la fin, sans temps morts. Pas le temps de s’ennuyer, tout s’enchaine et nous éclaire petit à petit.

Les indices sont semés grain par grain, et je n’ai réussi à les assembler qu’au tout dernier moment, lors de la révélation finale. Par une succession de flash-backs, on découvre la vie et le passé de Jane. D’hypothèse en hypothèse, le lecteur ne sait plus quoi penser, et c’est un délice !

A la toute fin, on a même droit à un mini cliffhanger qui pourrait promettre une sorte de suite. Si l’auteur choisit d’écrire cette suite, je me jetterai dessus.

Du côté des personnages, bien sûr Jane est notre protagoniste principale. Rompue aux lois de la popularité, elle a tout mis en œuvre pour être intégrée et acceptée. Elle et ses copines vouent un culte à la superficialité. Elle n’en reste pas moins une jeune fille attachante car on sent bien qu’elle fait tout ça pour se sentir plus épanouie.

L’auteur nous offre ensuite toute une galerie de personnages, tous très bien travaillés, avec une vraie personnalité et des réactions en conséquence. Tous ont une histoire, un passé et une raison d’être ce qu’ils sont.

J’ai bien aimé l’analyse profonde de la relation entre Jane et sa maman, très bien décrite et vraiment intéressante.


Mon bilan :

Un excellent thriller jeunesse, très bien ficelé, où le lecteur est baladé jusqu’à la toute fin. A ne pas manquer, un vrai coup de cœur qui vaut le détour !

mercredi 6 juillet 2011

Un jardin sur le ventre, de Fabienne Berthaud

Un jardin sur le ventre

Fabienne Berthaud

Editions Hugo & Cie

286 pages












4ème de couverture :

C’est l’histoire ordinaire de gens ordinaires dans une région où il ne fait ni beau ni mauvais. C’est l’histoire d’un peu tout le monde. L’histoire d’une vie fauchée. D’un amour qui s’arrête. D’une mère qui part. D’un mari qui devient veuf. D’un veuf qui ne veut pas le rester. C’est l’histoire de gens qui ne se comprennent pas. D’une sœur qui regrette. D’un frère qui revient. Il y a des petits-enfants qui souffrent, qui se taisent. Des filles qui pleurent, qui fument et des chiens qui aboient. C’est l’histoire banale de la vie et de la mort.


Mon avis :

Tout d’abord, merci aux éditions Hugo & Cie ainsi qu’à Babelio (opération Masse Critique) pour m’avoir permis de lire ce roman.

Je tiens à prévenir tout de suite, ma chronique de ce livre ne sera pas positive. C’est bien simple : je me suis ennuyée du début à la fin.

L’histoire est celle de Suzanne, qui meurt au début du roman. C’est Gabrielle, l’une de ses filles, qui nous narre toute la vie de sa mère, à la deuxième personne, comme si elle parlait à sa mère.

Extrait p. 59 : « Tu fus l’enfant d’une aventure. D’une liaison éphémère. D’une partie de jambes en l’air. De ton père, tu ne savais presque rien. […] Il s’appelait Dino. Son nom de famille, tu ne l’as jamais su. »

De sa naissance, non désirée, à sa mort, Suzanne n’a vécu que souffrance. Elle n’a que peu connu l’amour, passant d’une mère non aimante et peu présente, à un mari esclavagiste et dominateur.

Les chapitres sont courts, tout comme les phrases, toutes très courtes et hachées du début à la fin du roman.

Extrait p. 121 : « Il roulait en vespa. Sans te dépasser. Sans que tu ne le dépasses non plus. En parallèle. Ta tête près de la sienne. Tu voyais son profil. Son nez droit. Ses pommettes hautes. Ses cheveux blonds brandillaient dans le vent. »

C’est un style très particulier, entre les phrases ultra-courtes et la narration à la deuxième personne. Je n’y ai pas accroché. Ma lecture a été laborieuse, lente et peu agréable.

Je n’ai pas réussi à plonger dans cette histoire de vie, où finalement il ne se passe rien d’extraordinaire. C’est une histoire de vie simple, sans chichis, sans aventures particulières. Ce sont les émotions qui font vivre ce récit. Mais je ne m’y suis pas accrochée, je n’ai pas réussi à m’attacher à l’héroïne.

Dans la lecture, deux moments de vie sont alternés. Gabrielle nous raconte donc la vie de sa mère, et ponctuellement revient au moment présent, juste après son décès, quand la famille apprend à se reconstruire sans Suzanne.

Un point positif au roman toutefois : sa magnifique couverture, c’est elle qui m’a terriblement donné envie de découvrir ce livre, tout comme ce titre poétique et mystérieux.


Mon bilan :

Une déception, une histoire fade et sans découverte, une histoire de vie et de mort simple et sans surprise. A conseiller à ceux qui aiment les histoires de vie, et le sentimentalisme. 


mercredi 29 juin 2011

Côté Face, d'Anne Denier

Côté Face

Anne Denier

Auto-édition

446 pages











4ème de couverture :

J'étais en retard et si ce n'avait pas été le cas jamais je n'aurais pris ce tram et jamais je ne l'aurais rencontré. Lui. Celui qui allait détruire ma vie en réveillant une mémoire qui sommeillait en moi et dont j'ignorais l'existence. Un autre côté de moi-même. "Te séduire, t'emmener, te torturer, te violer et t'assassiner." J'avais une vie...


Ce qui se murmure autour du livre :

  • Vous pouvez lire en ligne les premiers chapitres sur L’Encrier ou sur son site
  • Une suite intitulée « Noces de Lune » est disponible aussi sur L’Encrier (tout comme de nombreux autres textes de l’auteur) 
  • Le site du livre est aussi très bien rempli
  • Possibilité d'écouter en extrait lu par l'auteur sur son site
  • Pour l'acheter, passez par sa boutique en ligne

Présentation du livre par l'auteur

Une romance fantastique qui va vous emmener sur les côtés obscurs de l'esprit humain, là où le passé et le présent s'entremêlent et vous emportent vers les rives de la folie.
Un univers assez sombre, amer. Ici ni vampire végétarien en Volvo argenté, ni gentil chevalier sur un blanc destrier... Des humains, rien que des humains. Un monde en blanc, noir, rouge sang, rouge braise... Un monde où on se souvient d'une autre vie, où les cauchemars survivent sans vieillir, sans mourir...


Mon avis :

Tout d’abord je tiens à remercier Matilda qui, en faisant voyager ce livre, m’a permis de découvrir une auteure de talent et un roman époustouflant.

L’auteur, Anne Denier, connue sur le web sous le pseudo de Reveanne, publie depuis très longtemps ses textes en ligne, notamment sur l’Encrier. Côté Face est publié en auto-édition.

Dans un premier temps, je souhaite préciser que même si je trouve l’image de couverture magnifique, je ne la trouve pas très « vendeuse » eut égard à l’aspect fantastique du roman. En effet, l’image est vraiment belle et, quand on a lu le roman, trouve sa justification. Cependant, en regardant ce livre, on est vraiment loin de s’imaginer à quoi s’attendre !

J’ai lu plusieurs critiques élogieuses sur ce roman, et je savais donc dans quel genre de lecture je m’engageais. Mais j’insiste : ne vous laissez pas décourager par cette couverture qui laisse présager un roman historique. Il n’en est rien, on a bien entre les mains une perle du genre fantastique, voire même une romance paranormale.

Le récit vous happe dès le démarrage. L’action débute dès les premières pages et se poursuit sans temps morts. L’auteure maîtrise parfaitement le tempo et l’atmosphère du roman.

Le début du récit m’a captivée, j’ai un peu perdu pied entre le 1er et le 2ème tiers, sensiblement en même temps que l’héroïne perd pied elle aussi.
Le récit prend ensuite une autre tournure, quand survient de manière plus concrète l’aspect fantastique. A partir de là, j’ai été de nouveau accrochée, et ce jusqu’à la fin.

Avec un style frais, vif, efficace et empli de sincérité, Anne Denier parvient à tenir le lecteur en haleine. Des phrases et des chapitres courts donnent un rythme rapide au récit.

L’ambiance devient rapidement sombre et triste, tellement réaliste et juste que parfois cela en devient même oppressant, suffoquant. L’atmosphère est assez noire et les moments de doute, de douleurs, de tristesse, se succèdent à tel point que le lecteur ne peut s’empêcher de ressentir beaucoup d’empathie pour l’héroïne. La tension est permanente tout au long du récit. Ceci dit, l’auteure sait distiller (avec parcimonie) des traits d’humour à certains romans de l'histoire.

La majorité des personnages n’a pas de prénom, ce qui, hormis le fait d’être relativement frustrant, a un avantage indéniable : cela augmente significativement la sensation de flou, le questionnement sur le réel et l’irréel. Seuls 3 protagonistes possèdent un prénom, et cette distinction est parfois assez déstabilisante.

Toutefois, ce jeu de non-dit sur les prénoms est subtilement dosé, sans lourdeur et sans grand inconvénient pour le récit. J’aime pouvoir m’attacher aux personnages, les aimer, les détester, les comprendre, les accompagner dans le récit. Et pour cela, je croyais vraiment qu’il était essentiel de pouvoir les nommer. Anne Denier parvient à me prouver le contraire, en laissant son héroïne dans l’anonymat tout au long du roman.

Cependant, nous apprenons le prénom de trois des protagonistes, et cela ajoute une puissance incroyable à ces noms. Une force parfois terriblement négative (je pense à Côme) ou parfois tellement mystérieuse (Nebel).

Les chapitres sont alternés entre passé et présent. J’ai eu plus de mal à apprécier les chapitres qui se déroulent au passé, principalement parce que Côme me mettait mal à l’aise, tout comme la soumission de l’héroïne. Cela n’enlève rien à la qualité du roman, mais ces passages n’ont simplement pas mes préférences.

L’une des originalités du récit, originalité d’ailleurs très bien maîtrisée, est la reprise, en début de certains chapitres, des incipits déjà utilisés pour des chapitres du début du roman. On rencontre également assez souvent des phrases déjà citées. Le tout crée ainsi une volontaire et recherchée sensation de déjà-vu chez le lecteur, sensation partagée par l’héroïne.

Par moment, l’auteur insère également entre deux chapitres des extraits d’œuvres poétiques, notamment de Goethe.

L’auteur a, par cette publication, réussi le tour de force d’éviter la majorité des écueils de l’auto-édition. Si l’on trouve quelques fautes d’orthographe et quelques ponctuations manquantes, cela reste très rare (en tout cas pas vraiment plus fréquent que dans certains ouvrages de grandes maisons d’édition). On sent que l’ouvrage n’a pas manqué de relecture ! Par ailleurs, la mise en page est travaillée, agréable et très réussie. En somme, un beau roman, par son contenu mais aussi par son contenant.

Dernier élément important : l’auteure s’est manifestement énormément documentée pour rédiger cet ouvrage, on sent la précision historique, la réalité des événements, jusque dans les moindres détails. Anne Denier est manifestement perfectionniste, ça se sent, et c’est juste un délice pour le lecteur !

Sans aucun doute je lirais la suite ! Mais bien qu’elle soit disponible en ligne, je pense que j’attendrais la publication en format papier, pour le confort de lecture et ainsi mieux me replonger dans cette atmosphère si particulière.


Mon bilan :

Une découverte à ne pas manquer, un récit fantastique étonnamment réaliste, plein de justesse, et qui se lit avec un intense plaisir !

samedi 25 juin 2011

Le livre sans nom, d'un auteur anonyme

Le livre sans nom

Anonyme

Editions Le Livre de Poche

509 pages












4ème de couverture :

Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets…

Un sérial killer assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom…

La seule victime encore vivante du tueur se réveille, amnésique, après cinq ans de coma, …

Deux flics très spéciaux, un tueur à gages sosie d’Elvis Presley, des barons du crime, des moines férus d’arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d’œil à Seven et à The Ring… et voilà le thriller le plus rock’n’roll et le plus jubilatoire de l’année!


Ce qui se murmure autour du livre :

  • Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage est vite devenu culte. Il a ensuite été publié, d’abord en Angleterre puis aux États-Unis, où il connaît un succès fulgurant.
  • Deux suites sont déjà parues : L’œil de la lune ; Le cimetière du diable

Bande-annonce faite maison :

Ce livre m’a vraiment inspiré, à tel point que j’ai eu envie de faire un petit montage vidéo sous forme de trailer pour vous le présenter. J’espère que ça vous plaira !



Je précise tout de même que je ne ferais pas ça pour chaque livre. Celui-ci s’y prête bien, ce qui n’est pas forcément le cas à chaque fois. Je me suis beaucoup amusée à le faire, mais j’ai mis pas mal de temps, donc cela restera très ponctuel.


Mon avis :

Tout d’abord, un immense et très sincère MERCI aux éditions Le Livre de Poche ainsi qu’à Livraddict, pour m’avoir permis de bénéficier de ce partenariat. Grâce à eux, j’ai fait une excellente découverte !

La couverture donne le ton : personnage sombre et mystérieux à l’allure de gangster, titre à peine visible (sur l’image, il est écrit en blanc, alors qu’en réalité il est en noir), aucun nom d’auteur. On est tout de suite dans l’ambiance.

Ma première impression en sortant de cette lecture a été : Waou ! Quelle claque !

Une vraie bonne surprise. Une tuerie, dans les deux sens du terme !

Ces derniers temps, je sélectionne surtout mes lectures dans les domaines Fantastique, Jeunesse, Young Adult, Romance Paranormale… Gros virage donc pour cet ouvrage qui me faisait de l’œil depuis longtemps déjà.

Gros virage disais-je… Mais finalement, pas totalement.

En effet, ce thriller, pour le moins étonnant et détonnant, se situe à la lisière du fantastique. Et parfois pas qu’à la lisière ! Les créatures des ténèbres sont effectivement partie prenante de cette intrigue.

Difficile de vous en raconter les bases sans spoiler et tout en étant claire. L’histoire est totalement déjantée, vraiment délirante à lire !

Tentons de faire simple. A Santa Mondega, dans quelques jours, une éclipse solaire aura lieu. Dans un monastère, l’Oeil de la Lune, pierre aux étranges pouvoirs, est dérobée après un massacre. Deux moines sont envoyés pour le récupérer, et doivent faire face à de nombreux gangsters, chasseurs de prime, barons du crime, et même flics, tous à sa poursuite.

Succession de massacres abominables, victimes à la pelle, bars malfamés, tueurs à tous les coins de comptoir, langage « fleuri » (rassurez-vous, on s’habitue très vite aux « putain », « bordel de merde » et « enculé » servis à tous les paragraphes) : tout est réuni pour un livre à l’action omniprésente. Ça vaut le détour !

L’atmosphère est oppressante, sombre et pleine de mystère. Tout s’enchaîne très rapidement, et le rythme haletant est maintenu sans faillir par cet auteur anonyme qui ne manque ni d’idée, ni de talent !

Les personnages sont profondément construits, riches en caractère, tous très différents les uns des autres, sans aucun manichéisme. Leur ambivalence en fait des protagonistes intéressants que l’on a plaisir à découvrir et à suivre tout au long de l’histoire. Dans cette histoire, pas vraiment de « bons » et de « méchants ». Il y a surtout des « méchants », des « très méchants » et des « chefs des méchants ».

L’auteur parvient malgré ça à nous faire changer d’opinion sur les personnages au gré de ses envies. Parfois même d’un chapitre à l’autre. Ce tour de maître, le mystérieux auteur arrive entre autre à nous le faire ressentir pour le Bourbon Kid, étonnant et effrayant personnage, pour le moins antipathique une bonne partie du roman, mais qui devient vers la fin presque attachant.

On découvre aussi un barman habitué à se cacher derrière son comptoir à chaque fusillade, deux moines plein de vertus mais experts en arts martiaux, une étonnante et très belle jeune femme amnésique, deux flics hors du commun, un jeune couple naïf, une voyante qui en sait trop…

Une galerie de personnages très vaste, une intrigue complexe, des détails à profusion, et toutefois, l’auteur tient son lecteur, ne le lâche pas une seconde, et à aucun moment on ne s’y perd, tout est clair et compréhensible.

Le style est unique, bourré d’humour noir, et n’est pas sans rappeler la patte scénaristique de Tarantino ! La narration est d’ailleurs construite comme un film : très imagée, avec des scènes courtes qui se succèdent avec cohérence. Parfois même, certaines scènes nous sont contées plusieurs fois de suite, sous l’angle de vue de différents personnages.

Cette construction est d’ailleurs le fil rouge du roman. A savoir : un chapitre, un point de vue. Les chapitres sont juste assez longs pour que l’on ait le temps de s’attacher à l’action du moment, mais suffisamment courts pour rythmer intensément l’intrigue.

Bourré de références cinéphiles et musicales, c’est un vrai page-turner comme on les aime ! Violence, humour noir, mœurs débridées, bars louches et tueurs en séries : un concentré d’interdits qui rendent ce livre puissamment addictif !


Mon bilan :

Un coup de cœur ! Un récit au mélange de plusieurs genres, à la fois western moderne, thriller et fantastique. De quoi passer un excellent moment. Une lecture marquante, inoubliable ! Vite, vite la suite !


Cette lecture me permet de compléter un challenge :

 6 livres lus

dimanche 19 juin 2011

Cathy's Book, de Jordan Weisman et Sean Stewart

Cathy's Book

de Jordan Weisman et Sean Stewart

Editions Bayard Jeunesse

192 pages












4ème de couverture :

Si tu n’es pas Emma REPOSE immédiatement ce carnet !

Emma je sais que cette histoire parait dingue. Maman et toi, vous devez vous demander où je suis passée et quand je reviendrai. Voilà pourquoi je te laisse ce carnet – au cas où il m’arriverait quelque chose et qu’on ne me revoit PLUS JAMAIS.
Regarde bien tout ce qu’il y a là-dedans. Appelle les numéros de téléphone. Va sur les sites internet.
Mais surtout pas un mot à PERSONNE, sauf si tu as envie de finir impliquée jusqu’au cou, comme moi.
Ne t’en fais pas, je m’en sortirai ‘enfin j’espère). Après tout, c’est peut-être le début d’une nouvelle vie pour moi.
Ce qui est sûr, c’est que plus rien ne sera comme avant.
Appelle-moi,
Bisous, Cathy.


Ce qui se murmure autour du livre
  • Trilogie dont les 3 tomes sont disponibles
  • Concept de livre-enquête multi-support
  • Le site du livre : Cathy's Book
  • Le blog de Cathy
  • Et le forum d'enquête où les lecteurs se retrouvent pour émettre des hypothèses

Mon avis :

En voilà un livre étonnant ! Je l’ai dévoré très rapidement ! Un (tout petit) coup de cœur, ou tout le moins, une vraie révélation, une excellente surprise !

Il s’agit d’un livre-enquête très complet : un journal intime annoté et dessiné, accompagné d’une enveloppe contenant de très nombreuses preuves (menu, photos, faire-part, articles de journaux, lettres, dessins…). Le tout permet de réellement mener l’enquête sur les aventures de Cathy.

 Sur la gauche : enveloppe des preuves ; sur la droite : le livre en lui-même

Car l’un des éléments notables de ce livre, c’est que tout ne nous est pas révélé dans le texte, loin de là ! Évidemment, il est possible de se contenter de lire le journal intime de Cathy, mais alors ce serait passer à côté de plus de la moitié de ce qui a été réalisé autour de l’ouvrage.

En effet : sites internet à visiter, numéros de téléphone (gratuits) à contacter, preuves à consulter, recoupements à imaginer, déductions à faire… Il faut un réel talent d’enquêteur pour tirer pleinement partie de l’ouvrage !

Ceci est selon moi le gros point fort du livre, mais également son principal point faible. Simplement parce qu’il faut vraiment s’impliquer dans la réflexion et ne pas se contenter de recevoir les informations (comme dans les livres normaux)… car on ne les reçoit pas ! Cela demande un certain investissement en temps, de vraies recherches sur internet, du temps passé au téléphone pour écouter les messages (après avoir découvert par soi-même les codes).

Il existe cependant un site internet, lié au livre, qui propose un forum dans lequel toutes les informations sont regroupées : où trouver les codes, que chercher sur les sites internet, que voir dans les preuves, les hypothèses à imaginer, les liens entre les personnages…

Du point de vue de l’intrigue, ce livre est donc le journal intime de Cathy, dans lequel elle nous raconte son quotidien depuis que son petit-ami Victor l’a quittée. Elle et sa meilleure amie Emma vont alors se poser des questions sur Victor et sa vie mystérieuse, découvrir des indices et mener l’enquête. Cathy se retrouvera très rapidement fortement impliquée et devra faire preuve d’intelligence, de détermination et de courage pour s’en sortir. 

 Extrait du début du livre

L’intrigue est très élaborée, très complète, avec de très nombreuses ramifications et beaucoup de détails disséminés ça et là. La thématique mêle une part de romance avec une pointe de surnaturel.

Les personnages sont cependant assez peu fouillés. Mais cela est principalement dû au fait qu’on ne les découvre que par le journal intime de Cathy. Difficile alors de s’en faire une image fidèle et profonde.

J’ai vraiment été très agréablement surprise par cette lecture, qui a su m’envouter et me prendre aux tripes. J’étais pleinement dans l’action, j’essayais de ne rien rater au fil de l’avancement de ma lecture, je cherchais les codes partout, je compulsais fiévreusement les preuves pour tout comprendre. A la fin de ma lecture, j’ai passé un temps fou (et je n’ai pas encore fini) sur le forum, afin de comparer mes hypothèses à celle d’autres lecteurs et d’en trouver des nouvelles. 

 Les preuves !

Je crois pouvoir affirmer qu’il s’agit d’un léger coup de cœur. J’ai vraiment pris plaisir à ma lecture, j’ouvrais mon livre dès que possible et y pensais souvent : ça y ressemble non ?
Pas un gros coup de cœur cependant, mais tout de même ! 

J'ai hâte de lire la suite : Cathy's Key, et le tome 3 : Cathy's Ring !


Mon bilan :

A découvrir sans tarder, une vraie perle d’inventivité ! Un concept hors du commun, très travaillé et finement élaboré ! Ça vaut vraiment le coup de se laisser tenter, mais seulement si vous comptez vous y lancer à fond, sinon vous n’y trouverez que peu d’intérêt. 


Le bande-annonce du livre