vendredi 22 mars 2013

Les quatre géants, de Zémanel et Aline Bureau

Les quatre géants

Auteur : Zémanel
Illustratrice : Aline Bureau

Editions Père Castor

Prix : 13,50 €

Age conseillé : à partir de 4-5 ans









Présentation éditeur :
 
Quatre géants, chacun symbolisant une saison, marchent à pas lents et couvrent le paysage de leurs manteaux respectifs. Un conte poétique sur les saisons et le temps qui passe.
 
 
Mon avis :
 
Quel magnifique album, poétique, tout en douceur et en légèreté. Le sujet est tendre et très joliement porté par des illustrations pleine page, aux couleurs chatoyantes et délicates.

C'est une ode à la vie, à la nature, portée par l'histoire de la Marche des saisons. Trois géants, personnifiant l'été, l'automne et l'hiver, avancent au fil du temps et déposent leur manteau sur le monde afin de faire basculer la saison.

Quand l'hiver a déposé son grand manteau blanc, le temps s'arrête alors (représenté par un oiseau qui accompagne les Géants), car le géant du Printemps est introuvable. C'est quand on n'y croit plus, quand on pense que l'hiver n'en finira pas, que le printemps malicieux fait son apparition, caché sous le grand manteau blanc.

Chaque page présente un très beau texte, rythmé et poétique, qui accompagne les illustrations magnifiques et très symbolique.

C'est un album parfait à partir de 5 ans et qui plaira aussi aux plus grands. Les plus jeunes y découvriront une belle histoire, un beau texte et de belles images, et pourront comprendre la symbolique pour peu qu'on leur explique.

Les un peu plus grands apprécieront par eux-même l'idée sous-entendue et prendront un réel plaisir à lire le joli texte et à étudier les grands images.

Les adultes, lecteurs des plus petits, ne pourront qu'etre émerveillés par tant de douceur, de beauté dans les images et dans les mots, et par une si belle histoire portée par un symbolisme très bien mené.
 
 
Mon bilan :

Un album si joli qu'il fera un cadeau magnifique et à coup sûr apprécié. Son approche multiple le rend accessible à une tranche d'âge très large. Une bel objet, une belle histoire : un album à conserver en très bonne place !
 
 
 

mardi 19 mars 2013

Lune Mauve, tome 1 : La disparue, de Marilou Aznar

Lune Mauve
Tome 1 : La disparue

Marilou Aznar

Edistions Casterman

432 pages

Prix : 15 €

Parution : 6 mars 2013






Synopsis :

Séléné Savel entre en seconde à Darcourt, le lycée le plus snob de Paris. Elle y croise la route de Laszlo. Qui est ce garçon troublant qui apparaît dans ses cauchemars ? Pourquoi s’intéresse-t-il autant aux étranges tableaux peints par Iris, sa mère ? Six ans auparavant, celle-ci a disparu et Séléné est bien décidée à résoudre ce mystère qui la ronge depuis l’enfance. Mais certaines questions devraient à jamais rester sans réponse…



Mon avis :

J'ai eu la chance d'être invitée le samedi 2 mars, par la maison d'édition Casterman, à une rencontre avec l'auteure Marilou Aznar dans un salon de thé parisien. Je vous reparle très vite de cette rencontre passionnante, mais en attendant, voici mon avis sur l'excellent premier tome de cette nouvelle série fantastique française.
Avant toute chose, sachez que l'image ne rend pas justice à la couverture, en réalité d'un fini irisée au contour, brillant au centre, avec un relief de titre qui donne à l'ensemble une finition soignée et très réussie.
Marilou Aznar, jeune auteur de talent, nous embarque dans un voyage multi-culturel. En France d'abord, entre Paris, Rennes et la mystérieuse et apparemment fabuleuse presqu'île de Crozon et sa petite commune de Roscanvel.
 
 


 
En Mésopotamie ensuite, au temps des Sumériens, de l'invention de l'écriture et de la vénération de la déesse Ishtar.


 
En Viridan enfin, monde fantastique jumelé à la Terre et lié à elle par la mythologie sumérienne et ses dieux.

 
Loin de se contenter d'un énième titre de littérature fantastique prenant pour héros des adolescents, l'auteur nous offre un premier écrit maîtrisé, tant dans le style que dans les émotions.

Les personnages sont fouillés, très développés et nous proposent une aventure d'un réalisme saisissant, aux accents d'une adolescence contemporaine, torturée et vraiment pas épargnée. L'auteure sait trouver les mots justes, et parvient à poser les situations avec une telle finesse que l'ensemble nous parait divinement cohérent et ressemble à s'y méprendre à une photographie de la jeunesse lycéenne actuelle. Même les réseaux sociaux sont de la partie !

La justesse de la psychologie des personnages évite tout manichéisme : les "méchants" cachent quelques failles que l'on a hâte de découvrir aux tomes suivants, l'héroïne est tout sauf parfaite et n'a par exemple pas honte d'avoir soif de vengeance.

Les situations douloureuses (deuil, trahison...) sont traitées avec brio et sans facilité. Aucun revirement soudain de vient sauver l'héroïne de ses périodes sombres et les évènements avancent à un rythme normal, logique, qui respecte la vie quotidienne.

Qui plus est, l'inévitable triangle amoureux n'alourdit aucunement l'avancée de l'intrigue. Pas de confrontation, ni de choix cornélien. Séléné se retrouve simplement devant ses émotions et les gère au fur et à mesure.

L'apparition des éléments fantastiques est très progressive et plutôt subtile, avec finalement peu de choses extérieures au réel dans ce premier tome. Ce qui confère un vrai réalisme au roman, tout en maintenant une approche permanente de cet univers parallèle. La mythologie sumérienne est ancré dans notre monde, et liée à Viridan par de nombreuses similitudes, comme par exemple l'aphabet cunéiforme.



Fort heureusement, nous n'aurons pas longtemps à attendre avant de découvrir la suite des aventures de Séléné, car le tome 2 "L'héritière" sort en mai et le tome 3 : "L'affranchie" arrivera à l'automne. 

Dédicace :

Marilou Aznar sera au Salon du Livre dimanche 24 mars à 14h sur le stand de Casterman.


Mon bilan :

Un excellent premier tome qui amorce une saga très prometteuse. Un plongeon culturel et mythologique saisissant, passionant et carrément addictif. A découvrir sans hésiter et sans tarder !


Les bonus :

Le trailer :



Un extrait : les 3 premiers chapitres
La page Facebook du livre
Le blog du livre (alimenté par l'auteure)
La play-list à écouter pendant la lecture
Les inspirations de l'auteure pour le roman




lundi 4 février 2013

Modelino : construire un buggy / un crocodile

Modelino
Construire un buggy
Construire un crocodile

Editions Fleurus activités

Prix : 4,95 €










Présentation :

Pochette contenant un jeu fantastique composé de pièces souples en plastique (polypropylène alimentaire 100% recyclable) qui s'assemblent facilement pour construire un modèle et en créer plein d'autres au gré de l'imagination de l'enfant.

Le plaisir de créer et de s'amuser pendant des heures!










Mon avis : 

Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas exactement de livre dont je vous parle aujourd'hui. C'est pourtant bel et bien une maison d'éditions qui propose ces jeux, dans sa collection "Activités". 

Mon fils de 4 ans, comme tout petit garçon de son âge, aime beaucoup les jeux de constructions. Comme il aime également les véhicules, le buggy lui a vraiment beaucoup plu !

Concrètement, il s'agit de planchette avec de nombreux éléments à détacher, puis à monter ensemble selon un plan fourni. La consturction est simple et assez facile à réaliser car les pièces sont souples et flexibles.

En revanche, ce n'est pas accessible à un enfant de cet âge sans aide d'un adulte. Ma fille de 7 ans a pour sa part réussi à remonter le buggy par la suite, toute seule.

Un des intérêt majeurs de ce produit est son adaptabilité. Avec un peu d'imagination (ou avec l'aides des idées fournies sur le mode d'emploi), l'enfant peut construire une foule d'autres choses.

Le gros défaut, c'est que les éléments ne restent pas bien accroché si l'enfant joue avec l'objet. Plus d'une fois, des parties se sont détachées. Qui plus est, il faut dire que le crocodile n'est pas franchement ressemblant... Nous avons préféré tenter de reproduire l'autruche qui, elle, avait un aspect assez proche de ce à quoi on peut s'attendre.

Dans l'ensemble, c'est un bon produit, qui occupe les enfants, mais que l'on doit limiter à son utilité de construction, car il n'a pas la solidité pour être réellement utilisé comme un jouet.
Le tout est aussi de ne pas perdre les pièces, même s'il y a toujours de nombreuses possibilités !


Mon bilan : 

Un jouet de construction innovant et rigolo, à multiples possibilités et qui stimule l'imagination.

 

jeudi 24 janvier 2013

T'choupi découvre... les chiffres, les lettres, les formes, les couleurs

T'choupi découvre les chiffres
T'choupi découvre les lettres
T'choupi découvre les formes
T'choupi découvre les couleurs

Thierry Courtin

Editions Nathan

La bibliothèque de T'choupi à ne pas manquer !

12 pages

Prix : 6,90 €


Présentation :

4 livres pour découvrir les indispensables. Une approche simple avec des éléments du quotidien.














Mon avis :

Comme à chaque fois, mon fils est ravi de découvrir de nouveaux livres de T'choupi, quand bien même il devient un peu grand pour certains d'entre eux.
A 4 ans, il est en effet plu âgé que la cible de ces 4 ouvrages, plutôt adaptés aux tous-petits en apprentissage des bases.
Il n'y a guère que le livre sur les formes qui lui a posé quelques petites colles, notamment pour nommer le losange et le rectangle.

 
Cette collection, très colorée, est vraiment bien réalisée. Dans un format carré aux bords arrondis, aux pages rigides et plastifiées, à la couverture douce et moelleuse, tout est idéal pour les petites mains.
 
Chaque thème est abordé sous l'angle des éléments du quotiden, que connaît l'enfant : des objets de la maison, des personnes, des animaux, des jouets...
 
 
 
C'est au final un très bon outil pour lui faire découvrir les premiers apprentissages, ou pourquoi pas, lui faire réviser les essentiels.
 
Encore une fois, la très large collection T'choupi fait mouche avec ses nouveautés, toujours intéressantes, parfaitement étudiées pour l'enfant et qui, immanquablement, lui plairont de manière inconditionnelle.
 
 
 
 
 



Mon bilan :

Clairement un indispensable, comme tous les T'choupi. Si mon fils ne devait avopir qu'une seule collection de livres dans sa bibliothèque, ce serait celle des T'choupi, formidable par sa variété, ses nouveautés, son attrait sans cesse renouvelé.



lundi 7 janvier 2013

Nos étoiles contraires, de John Green

Nos étoiles contraires

John Green

Editions Nathan

323 pages











Synopsis :

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.


Mon avis :

C'est l'histoire d'une fille qui a un cancer... Non, en fait c'est pas ça.
C'est l'histoire d'une fille qui tombe amoureuse... Oui, mais pas seulement, c'est pas vraiment ça non plus.
C'est l'histoire d'une fille et d'un garçon qui veulent connaître la suite d'un livre qu'ils adorent... C'est pas ça non plus, enfin pas uniquement !
 
C'est l'histoire d'Hazel et d'Augustus. Oui ! Oui, c'est ça !!
 
Vous connaissez le tableau de Magritte sur lequel une pipe est dessinée et sous ce dessin est inscrit "Ceci n'est pas un pipe" ?



Nos étoiles contraires, c'est un peu comme ce tableau (qui d'ailleurs est cité dans le livre, Augustus est un grand fan des métaphores).
Ca a l'air d'un livre jeunesse sur l'histoire d'amour de deux jeunes cancéreux. Mais ce n'est en fait que l'image de cela. En réalité, ce livre est tout en profondeur, tout en métaphores, en sous-entendus, en réflexions, en humour, en émotions, en sensations...
 
Pour reprendre une expression chère à Hazel et Augutsus, ce livre est en fait un effet secondaire. Un effet secondaire de quoi ? Et bien, je dirai qu'il est un effet secondaire de leur amour, mais quelqu'un d'autre pourra dire qu'il est un effet secondaire de leurs cancer, ou bien tout simplement, qu'il est un effet secondaire de l'imagination et de l'immense talent d'auteur de John Green.
 
Pour la première fois depuix plus de deux ans, j'ai pleuré en lisant un livre. Mais j'ai ri aussi, en lisant ce même livre. Et pour la première fois depuis une éternité, j'ai aimé, puissament aimé les personnages.
 
J'aurai adoré être leur amie, leur mère, leur soeur, leur fille même, car les parents sont des personnages formidablement attachants aussi.
 
Ce qui est si poignant et bouleversant dans ce livre, ce qui fait qu'on s'y attache, qu'on s'y jette à corps perdu, qu'on en ressort chamboulé et tout chiffonné, c'est son réalisme. La vision des choses si simple et spontanée, si vraie, complètement ancrée dans le quotidien et si peu dans le fantasme d'un maladie surmontée avec héroïsme.
 
Merci John Green !


Mon bilan :

LE livre à ne pas manquer en ce début d'année, pour tous les âges ( non ce n'est pas un livre jeunesse). C'est un livre qui fait rire et pleurer et c'est un livre que l'on referme en remerciant l'auteur pour ce cadeau et pour son talent.


jeudi 3 janvier 2013

La dernière guerre, tome 1 : 49 jours, de Fabrice Colin

La dernière guerre
Tome 1 : 49 jours

Fabrice Colin

Editions Michel Lafon

416 pages










Synopsis :

Je m’appelle Floryan ; j’ai dix-sept ans. Il y a quelques jours, je suis mort : un attentat dans le métro. Je me suis réveillé dans un paysage de plaines et de montagnes, somptueux, qui s’étendait à perte de vue. Un être de lumière m’a accueilli, se présentant comme un "Élohim".
Il m’a proposé un choix : soit je le suivais dans le Royaume – un paradis, selon lui, mais que je n’étais pas autorisé à voir avant de m’y rendre –, soit je plongeai dans le Nihil, un gouffre gigantesque menant vers… Vers quoi ? C’est là toute la question.
Je ne sais rien du Nihil, j’ignore tout du Royaume, et j’ai quarante-neuf jours, pas un de plus, pour prendre une décision. Le problème, c’est que ce choix n’engage pas que moi…


Mon avis :

Comment résister à l'appel du dernier Fabrice Colin, auteur dont j'ai tellement apprécié certains titres : Bal de givre à New York, Les étranges soeurs Wilcox et La malédiction d'Old Haven ?
C'est donc pleine d'enthousiasme que j'ai abordé ce livre, premier des deux tomes qui constitueront cette histoire.
Et si le démarrage est satisfaisant, plein de découvertes, avec un décor qui se plante, des personnages que l'on découvre et tout à coup un basculement vers un autre monde, la suite est moins soutenue dans l'intérêt du lecteur.
L'intrigue est plutôt lente à se mettre en place une fois que Floryan est arrivé sur l'Intermonde et l'auteur passe énormément de temps sur la description de ce nouvel univers. Au delà de la nécessité évidente de poser les bases d'un monde inconnu, j'ai ressenti une certaine monotonie dans l'approche presque méditative.
On parle de vie après la mort. On parle d'Elohim et donc de religion. On parle de paradis et de croyance. Tout cela implique forcément une réflexion mystique, que toutefois j'ai trouvé assez orientée dans ce livre et qui ne m'a pas franchement convaincue.
Par ailleurs, je me dois de signaler que le synopsis est assez trompeur. Alors certes, il résume bien la toute première partie de l'ouvrage et ne dévoile rien des surprises qui attendent le lecteur au fil des pages. Cependant, il laisse supposer que l'histoire des 49 jours d'où le titre tire son nom sera le fil conducteur de l'intrigue, alors qu'en fait non, pas vraiment (voire pas du tout).
Sur l'ensemble du livre, ma lecture a évolué en dents de scie : des moments d'ennui et des moments de passion, pour un final déroutant ! J'attends la suite pour me prononcer totalement. Dans l'ensemble j'ai trouvé un certain manque d'équilibre à ce tome, avec des moments trop descriptifs, trop dans l'introspection ou la contemplation, et d'autres moments dans une action trop vite achevée, ou dans une révélation annoncée brutalement et qui tombe un peu à plat.
Quelques détails m'ont aussi un peu dérangés au cours de ma lecture. J'ai déjà parlé de l'aspect trop mystique un brin orienté. Mais j'ai aussi été titillée par le rapport que l'auteur créé entre les Altars (sorte de dragons familiers attachés à un seul individu de manière définitive) et les humains : très proche finalement de la relation humain-chevaux dans la vraie vie, je l'ai trouvée vraiment trop dans la soumission de l'animal. L'auteur nous présente la relation comme très forte, créant ainsi un binôme lié par l'esprit, presque indissociable. Or les humains font souffrir leur Altar pour les lier à eux, et les dominent clairement.
L'aspect qui a su m'enchanter et m'accrocher, c'est les voyages dans le temps. Finement maîtrisée, l'idée est développée de manière très originale, sans incohérence et avec beaucoup d'intérêt et de rebondissements.

La découverte du futur apporte à cet ouvrage une partie apocalyptique fascinante. On a terriblement envie d'en savoir plus ! 
C'est donc une histoire à tiroir que nous propose Fabrice Colin, avec des intrigues dans l'intrigue. A certains moments on ne sait plus trop où donner de la tête, mais tout reste clair et limpide à chaque fois.


Mon bilan :

Un roman qui se lit avec plaisir, qui se dévore par moments, mais un certain déséquilibre est à noter. La suite saura-t-elle me convaincre ?

mardi 18 décembre 2012

La peau des rêves, tome 3 : Les chimères de l'aube, de Charlotte Bousquet

La peau des rêves
Tome 3 : Les chimères de l'aube

Charlotte Bousquet

237 pages

Editions L'Archipel
Collection Galapagos









Synopsis :

Berlin, territoire en ruines rongé par la forêt, où s'affrontent les clans, où Chimères et Mutants vivent en parias. Anja, une sirène, sauve la vie d'un mens. A ses tatouages, elle reconnait un membre du clan d'Ishtar, des guerriers connus pour leur cruauté. Mais il est trop tard : un regard a suffi pour qu'Anja tombe amoureuse de lui.
Quand Fast, un hybride, est capturé, Anja décide de demander son aide à celui qu'elle a sauvé. Elle ingurgite une drogue qui camoufle temporairement ses écailles et parvient à l'approcher. Pendant ce temps, un tueur hante les bas-fonds de la ville, laissant derrière lui des victimes vidées de leur sang. Des victimes qui ressemblent beaucoup à Anja...


Mon avis :

Youpiiiii !!!!!!

Voilà, c'est à peu près ce qui est sorti de ma bouche quand j'ai reçu ce livre que j'attendais avec tellement d'impatience.
Il faut dire que j'avais complètement adoré les deux premiers tomes. Tellement adoré d'ailleurs que j'en ai parlé à plein de monde et que j'ai été suffisamment convaincante pour que plusieurs de ces personnes l'achètent !

Alors quand ce troisième opus est arrivé entre mes mains, il n'y a que désir, plaisir et impatience qui ont traversé mes pensées.
Et émerveillement aussi, quand même. Parce que bon, là comme ça, c'est peut être pas complètement flagrant, mais la couverture est juste somptueuse !!! Avec toujours ce toucher velouté et puis une telle luminosité, une grande puissance rien que dans l'image.
 
Et parce que, quand même, une couverture ne fait pas tout, le contenu est aussi un vrai bijou.

Une nouvelle aventure que nous conte Najma, la gitane. De nouveaux personnages, complètement différents de ceux des premiers tomes, un nouvel univers, une nouvelle période aussi apparemment (même s'il n'est jamais clairement fait référence à des repères de temps), et bien sûr un nouveau lieu : Berlin.

On approche de bien plus près les mutants, mais aussi de nouvelles créatures plus sombres. Pour ma part j'ai trouvé inquiètante et fascinante la créature de la rivière.

Les personnages, comme toujours avec Charlotte Bousquet, ont une personnalité parfaitement travaillée, très réaliste, tout à fait identifiable. Impossible de confondre deux personnages, ils se distinguent tous aisément, même les deux jumeaux. J'adore cette particularité d'écriture de l'auteure, qui a un vrai don pour créer des personnages doués d'une vie propre, qui s'insinue subtilement dans l'esprit du lecteur et prennent une place concrète.

J'ai eu un attachement particulier pour Lorelei, qui apparait assez tard dans le roman, mais qui se fait une place très vite et qui devient indispensable. Sa position particulière, presque ambivalente, la rend intriguante.

Alors voilà, maintenant je suis impatiente ! La suite, la suite, la suite !!!! La suiiiiiiiiiiite !!!!!!
 

Mon bilan :
 
Je pourrais vous dire que l'auteure a un talent incomparable pour écrire des histoires prenantes, fascinantes, pour créer des personnages qui prennent vie dans l'esprit du lecteur.
Je pourrais vous dire que cet univers si différent vaut à lui seul la découverte de cette série.
Je pourrais vous dire beaucoup de choses, mais je n'ai envie d'en dire qu'une seule :
Lisez-le !!